Séance de vols en F3K : le Blaster 3 de Matthieu


Chatouiller du bout des doigts une ascendance thermique ! Essayez-vous au F3K avec le Blaster 3. Cliquer sur l’image pour accéder au diaporama photos réalisé par Passions – Aéro. Photo OB

Séance de vol très particulière ce lundi 1er août 2011 dans les Barthes de l’Adour. En effet, la petite équipe de Passions – Aéro a profité de cette journée estivale et bien ensoleillée pour réaliser de jolis clichés photographiques du sublissime Blaster 3 de Vladimir’s Model. Sachez que le F3K est une discipline qui consiste – en un mouvement de rotation – à envoyer un planeur RC de petite taille en le tenant par le saumon. En l’air, le modèle doit être capable de détecter et d’exploiter la moindre ascendance thermique pour se maintenir le plus longtemps possible dans son élément. Et aujourd’hui, en présence de Matthieu, c’est en images et en toute simplicité que nous allons vous faire découvrir une des nombreuses techniques du lancé main. Photo OB

Triptyque du Blaster 3: le centrage sera au préalable rectifié car il semble beaucoup trop arrière et sera ajusté à 76 mm au fil des vols. Le montage ne pose aucune difficulté majeure et la notice (en anglais) est téléchargeable sur le site internet d’Airtech. Comme toujours, bien réfléchir et prendre son temps afin d’effectuer les collages définitifs.

Envergure de 1.49 mètres pour ce nouveau Blaster et un poids plume puisqu’il ne pèse que 280 g. La charge alaire reste relativement faible (12.2g/dm²). Et croyez-moi, dès le moindre thermique localisé, ce lancé main est littéralement aspiré dans les airs ! Profil AG 45-46-47 développé par le Dr Drela. Photo OB

Quatre servos (DSM 44) sont logés dans le fuselage. Le récepteur utilisé est un 6 voies Jeti en 41 MHz. L’accumulateur de réception est un 4 éléments NiMH 500 mAh (format 1/3 AA ?) Photo OB

Sur l’émetteur radio, un interrupteur à 3 positions est utilisé afin d’y associer les différentes phases de vol. Les ailerons « full-span » seront utilisés en volets de courbure (en négatif : – 2 mm ici lors de la mise en altitude). Photo OB

En lisse (interrupteur au centre) pour la phase transition vitesse. Puis en positif : + 2 mm pour la phase normale de vol ou le vol thermique. Photo OB

Sur un commutateur supplémentaire, les volets seront activés et baissés de 25 à 30 mm avec une légère compensation à piquer (de 2 à 3 mm) sur la gouverne de la profondeur. Photo OB

Après avoir effectué de multiples essais et réalisé de nombreuses photographies en vol de modèles réduits, voici donc à ce jour la procédure appliquée lorsque nous réalisons nos prises de vues avec notre reflex Nikon D5000. Travailler absolument en mode semi manuel. Je m’explique succinctement : priorité est donnée à la vitesse sur mon reflex. La vitesse d’obturation est donc imposée (l’appareil choisit automatiquement l’ouverture la plus adaptée pour obtenir la meilleure exposition possible). Photo OB

Je travaille essentiellement et volontairement avec des vitesses comprises entre le 1/1000 et 1/2000 de secondes pour des planeurs en vol. Les résultats sont bien plus concluants qu’avec le mode Automatique qui est à proscrire (les photos floues sont bien plus nombreuses). Mais en mode Vitesse (S sur Nikon) et à vitesse élevée, la profondeur de champ sera réduite. Quel est alors l’intérêt de l’utiliser ? Réponse : celui de pouvoir figer l’action ou bien de donner une sensation de vitesse (effet de filé) à l’objet en mouvement en paramétrant une vitesse beaucoup plus lente. OB  Photo OB

Le lancer d’un F3K : j’ai pu assister aux premiers lancers du Blaster 3. A priori, diverses techniques sont possibles. Je ne parlerai pas du lancer javelot que nous pratiquons tous au bord de notre pente favorite lorsque nous jetons au trou notre planeur préféré. Le lancer javelot semble cependant parfait en vol de plaine pour vérifier les réglages et le centrage du modèle, mais ne sera pas abordé ici car il est sans intérêt. Le Nikon quant-à-lui enregistre la scène à 4 images/seconde. Il est donc possible de décortiquer la séquence du lancer qui s’effectue en moins de 2 secondes. La sensation de vitesse ici n’est pas apparente et volontaire. Photo OB

Si vous êtes gaucher, le Peg universel aura été au préalable collé sur le saumon droit de votre lancé main et c’est uniquement de cette façon que vous pourrez propulser votre planeur dans les airs ! Sur cette scène, le lancer sans courir, fâce au vent où Matthieu va effectuer un 360°. Bras gauche tendu, la jambe droite est bien opposée au bras de lancé. Les volets sont positionnés en négatif (- 2 mm vers le haut). Photo OB

La rotation du corps peut enfin commencer et l’énergie emmagasinée pourra être ensuite restituée instantanément lors du lancer final. Photo OB

Matthieu a fait parti des « petits rats » de l’Opéra national de Paris durant sa tendre enfance et cela se voit. Admirez l’élégance ! Photo OB

Quelques centièmes de secondes suffisent à réaliser le premier demi-tour tout en restant dans le même axe de rotation. Photo OB

La jambe d’appui est toujours opposée au bras de lancé (mais le planeur est déjà en l’air) et se retrouve bien entendu en avant. L’énergie cinétique emmagasinée est enfin restituée et le Blaster 3 va accentuer sa vertigineuse pente de montée. Photo OB

Sous une pente de 60 à 70°environ. Le pilote a bien effectué un tour complet et ce F3K va enfin pouvoir exploiter la moindre bulle d’air chaud présente dans l’azur landais. Altitude atteinte ? Une bonne vingtaine de mètres, ce qui semble amplement suffisant pour commencer la traque incessante de nos tendres et chers thermiques. Le lancer en courant (on court et on procède de la même façon ensuite) aurait très certainement permis à Matthieu de projeter son planeur à une altitude plus conséquente… Photo OB

En vol, l’interrupteur sur l’émetteur est actionné et les volets reviennent en position neutre pour transiter. En positif (+2 mm) si un premier thermique est fortuitement rencontré. Photo OB

Après avoir localisé et exploité la première ascendance de la journée, toute facétie reste possible, comme ici, en vol dos, après avoir effectué ses premiers tonneaux. La fixation aile/fuselage est maintenue par 2 vis directement vissées sur les 2 plots solidaires du fuselage. Photo OB

Et par journée venteuse, il vous sera possible de ballaster ce joli modèle radiocommandé car sa soute à ballast est intégrée à la poutre maîtresse. Photo OB

Plusieurs minutes de vol sont désormais envisageables si les conditions aérologiques le permettent. Une autonomie de 2 heures est assurée avec l’accumulateur de réception 500 mAh. Les volets sont sortis et braqués vers le bas à plus de 35°. Photo OB

Notre Blaster 3 est enfin prêt à être accueilli par son pilote qui aura effectué d’innombrables lancers lors de cette séance de vol hors du commun. Photo OB

Matthieu reste concentré car la réception est imminente ! Photo OB

Vous êtes allergiques au planeur électrique RC ? Alors n’hésitez pas, ce Blaster 3 est vraisemblablement fait pour vous. Une ligne élégante, des caractéristiques de vol époustouflantes… L’essayer, c’est l’adopter ! Et vous verrez que vous ne pourrez plus vous en passer ! OB  Photo OB

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