Le Kestrel 19 Electro de Michel Clavier Modélisme


Le Kestrel 19 Electro 3.50 m restera une excellente machine pour ceux qui désirent franchir le pas vers un premier grand planeur radiocommandé ! Photo RG

Michel Clavier Modélisme – fabricant français de modèles réduits – nous propose en cette fin d’année 2011 le Kestrel 19 Electro, maquette approchante du H-401 Kestrel créé par la firme allemande Glasflügel en 1968.

Le planeur Kestrel est livrable en 3 versions : (tarifs officiels au 01 septembre 2013)

1 – Kit de base à préfabrication avancée : il comprend les pièces permettant le montage complet du planeur (sauf les colles et les produits d’entoilage) et le moteur brushless. Tarif : 449.50 euros TTC.

2  – Kit monté et entoilé au vinyl blanc avec moteur inclus :  Tarif : 835 euros TTC.

3 – Planeur prêt à voler : comprend le kit du Kestrel monté et entoilé, la pose des servos, la connectique, l’installation et la programmation de ses éléments. Le centrage et l’équilibrage du planeur sont réalisés. Il ne vous manquera plus que votre récepteur pour pouvoir enfin voler. Tarif : 1399 euros TTC.

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MCM est fabricant français de modèles réduits depuis 20 ans et consacre un budget important à la recherche et au développement. Notre artisan teste le matériel qu’il conseille pour ses productions et ne retient que le meilleur en terme de qualité et de performance.

Sérieux et compétent, Michel Clavier tient absolument à pouvoir continuer de donner tous les renseignements techniques et solutions de montage par téléphone. Au bout du fil, cet artisan réputé prend le temps de vous renseigner avec un haut niveau de technicité…

Un dernier mot sur le budget…

Si le tarif peut paraître élevé dans cette version du kit monté et entoilé, le prix reste cependant tout à fait abordable dans le kit de base à préfabrication avancée (449.50 euros TTC). Il est peut-être bon de savoir que notre artisan français produit certains de ses modèles en petite série – et donc en nombre très limité – à la demande de modélistes qui n’ont probablement pas vraiment le temps ou l’envie de construire (vie professionnelle active, manque de temps ou de place dans l’atelier pour la construction…). Certains modèles sont même montés à l’unité (comme la dernière version du planeur « prêt à voler »). L’excellent travail de qualité ici se paye à sa juste valeur et son prix de vente semble donc justifié. OB

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Masse des différents éléments du planeur. Photo LB

– Aile droite équipée : 631 g.

– Aile gauche équipée : 653 g.

– Fuselage équipé de la motorisation, de la réception, du stabilisateur et de la dérive : 1607 g.

– Clé d’aile en alliage léger + clé d’incidence : 104 g.

– Planeur équipé prêt à voler : 2995 g.

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Par manque de temps (euh… Et bien oui ! Je suis encore comme beaucoup d’entre vous en pleine activité professionnelle), j’ai tout simplement sollicité Michel Clavier par téléphone afin d’obtenir le plus rapidement possible notre Kestrel. Possédant un atelier non chauffé (nous sommes en pleine période hivernale) et le strict minimum pour bricoler (non vraiment, je n’ai pas de honte à vous le dire), cette option me semblait la plus judicieuse. Et pour ne rien vous cacher, j’ai été très sage en cette année 2011… Le Père Noël m’a donc fort bien récompensé !

Compter tout de même quelques heures de travail supplémentaires sur cette seconde version choisie avant de réaliser le premier vol. Pour la première version, il faudra être plus patient… où vraisemblablement profiter de sa retraite bien méritée pour passer la majeure partie de son temps libre dans l’atelier car ce Kestrel, il vous demandera beaucoup d’attention, de la rigueur dans votre labeur et surtout (oui, pardon – la notion du temps pour moi semble à coup sûr être importante) – pas loin d’une quarantaine d’heures de travail. Que voulez-vous, un planeur chez MCM ça se mérite mais au final, votre ouvrage aura payé car les planeurs de Michel Clavier, ils donnent tous l’impression de voler comme sur un rail…

Je ne reviendrai pas sur ce qu’il a été écrit dans la revue de Modèle Magazine où j’ai consacré quelques lignes au sujet de notre bienveillant Kestrel ! Mais des photos supplémentaires seront postées ici, histoire peut-être de vous décider à en apprivoiser un. Comme nous le verrons un peu plus loin, l’oiseau est très docile en vol… mais reste surtout à la portée du fervent modéliste qui – ayant dépassé le stade de débutant dans un premier temps – souhaite se lancer et évoluer vers un grand planeur radiocommandé ! Michel Clavier a vu juste et en cette fin d’année 2012, il semblerait qu’à l’heure où j’écris cet article sur la Toile, il ait bien rempli son contrat ! OB

Rapide et facile à monter…

Le colis – certes spartiate – est bien arrivé à mon domicile par transporteur. Il aura mis moins de 24h00 pour m’être livré. Je reste confiant, le paquet n’est pas endommagé ! Après vérification faite, il ne manque rien ! Photo OB

La verrière transparente fumée est déjà montée. Elle est mise en place sur son baquet. Elle s’ajuste parfaitement au fuselage (la couleur de la verrière transparente bleue ou fumée au choix reste à définir au préalable lors de votre commande). Photo OB

La fixation du baquet est maintenue et verrouillée par un verrou magnétique (livré en option) que je vous recommande fortement de vous procurer pour une dizaine d’euros supplémentaires. Un téton de centrage en fibre de verre collé à l’arrière du baquet maintient tout l’ensemble dans l’axe et vient se glisser vers l’arrière du fuselage. Le travail réalisé par Michel est propre et soigné. Photo OB

La platine moteur en CTP de 3 mm d’épaisseur étant collée à l’origine (résine époxy + fibre de verre), on commence par percer le couple avant pour installer le moteur. Photo OB

Un pack de propulsion et de réception (hors récepteur) sont livrés en option. Si tout comme moi, vous avez choisi le cône optionnel de type Turbo afin d’assurer une meilleure circulation d’air dans le fuselage (et favoriser le refroidissement du moteur et de l’électronique embarquée à bord), il est préférable au préalable de forer quelques trous supplémentaires de bon diamètre autour de l’axe central de la platine. Photo OB

Quant à la mise en place du moteur, un 3548/05 Roxxy de Robbe, celle-ci ne pose aucune difficulté apparente. Par mesure de précaution, nous pointerons ensuite les cables d’alimentation du moteur à la colle chaude sur la paroi du fuselage afin d’éviter un quelconque frottement sur la cage tournante. Ne négligeons pas la sécurité du modèle s’il vous plaît ! Attention toutefois, les vis de fixation fournies avec le kit de motorisation sont trop courtes ! Elles ont donc été remplacées par des vis M3 à tête plate mises à la bonne longueur et arrétées au frein-filet. Mais rassurez-vous, ce jeu de vis devrait être à ce jour remplacé par Michel Clavier. Photo OB

Le cône Turbo est mis en place. Il a été étudié et développé pour favoriser le refroidissement du moteur… Photo OB

Robustes et puissants, les servos de profondeur et de direction prennent place dans le montant de la dérive – assurant des commandes plus précises, plus directes et sans jeu. Ce sont tous des servos digitaux Multiplex Polo Digi 4. Ils sont à pignonnerie métallique de bonne facture (puissance donnée sous 4.8 V : 2.8 kg/cm – 3.5 kg/cm sous 6 V). Photo OB

Pour tout vous dire, ces servos n’étant plus fabriqués à l’heure actuelle par la gamme Multiplex, Michel Clavier les a remplacé illico-presto par des servos similaires aux caractéristiques quasi-identiques (mais de fabricant différent) : des servos digitaux Robbe (FS 550 BB MG) – qui à ma connaissance – seraient encore plus robustes, plus rapides et bien plus puissants.

Débarrassés de leurs pattes de fixation, il est préférable de mettre en place ces servos avant de coller le raidisseur en contreplaqué fourni dans l’âme de la dérive. Ils sont immobilisés en rotation par 4 pavés de mélange résine époxy + microballon après dépolissage de la face interne de la dérive (cf ici le servo de profondeur – la même manipulation reste à faire pour le servo de direction). Des tiges d’acier en guise de commandes de vol sont coudées et rentrées dans les palonniers des servos. Une bague d’une longueur de 2 mm est découpée dans un tube plastique fourni et collée à la cyanoacrylate afin de bien verrouiller l’ensemble.

Un quick link surmonté de sa chape à rotule fait office de commande de profondeur. Le système est fiable et bien connu. Afin de bien garder cette dernière dans l’axe de la commande lorsque la gouverne de profondeur est actionnée (la rotule avait la fâcheuse tendance de venir se frotter sur une des extrémités de l’assise du stabilisateur), j’ai collé à l’époxy rapide de part et d’autre de la CAP principale du stabilisateur horizontal, deux bagues d’une longueur de 2 mm. La commande de profondeur est dorénavant plus douce et sans jeu. Comme vous le constatez très sommairement, les stabilisateurs (entoilés à l’origine) sont reliés entre eux par 2 cordes à piano. Elles prennent place dans des tubes en polyamide bleus Rilsan permettant le verrouillage. Photo OB

Après séchage et vérification de la bonne mise en place des servos de profondeur et de direction, le cache servo de fermeture de la dérive est mis en place. Il est fixé à l’aide des 4 vis fournies.
L’arrière du fuselage peut alors être refermé avec le raidisseur en CTP après dépolissage des faces internes de dérive et collé avec la résine époxy + tissu de verre. Le volet de dérive peut être maintenant mis en place en suivant le plan de montage. Il est maintenu entre autres à sa base par une vis permettant un démontage rapide. A noter que j’ai préféré installer un domino de réglage sur le guignol de direction plutôt que de couder la corde à piano en Z comme conseillé sur la notice. Le retour au neutre est parfait et les réglages des débattements sont rendus plus faciles. Photo OB

Peu de travail reste à faire sur les ailes. Elles sont en expansé coffré samba sans défaut et sont entoilées au vinyl blanc Oracal. Les fourreaux de clé d’aile sont posés et les nervures d’emplanture en fibre de verre sont collées. Le passage des fils d’alimentation des servos d’ailes est bien réalisé. Nous sommes donc très proches d’un modèle prêt à voler. Dans cette seconde version du Kestrel, quelques heures de travail uniquement suffisent – avant d’effectuer le premier vol… Photo JC

Après avoir coupé les pattes de fixation, les servos Multiplex Polo Digi 4 sont mis en place dans leur logement (attention, les puits de servos sont fraisés à la dimension exacte des servos préconisés et aussi vendus par Michel Clavier). Ils sont collés à l’époxy lente 30 minutes (une légère noisette de colle sur les 4 côtés des servos préalablement dépolis suffit. Il n’en sera que plus facile pour vous d’ôter le servo par la suite si celui ci devenait défaillant… d’un simple coup de Dremel !) Une corde à piano faisant office de tringlerie est coudée en Z. Elle est mise en place sur chaque palonnier de servo d’ailerons. A son extrémité, une chape en alu vient se visser et se fixer sur le guignol d’aileron (le guignol est simplement mis en place dans son logement et pointé uniquement avec quelques gouttes furtives de cyanoacrylate). Les commandes directes sont précises, sans jeu apparent. Photo OB

Un morceau de vinyl Oracal faisant office de cache servo est livré dans le kit. Il pourra être remplacé par un véritable cache servo en plastique pour un rendu plus soigné et élogieux ! Photo OB

Le montage des ailes est très rapide et l’opération ne prendra que quelques secondes. Photo OB

Les ailes sur la partie intrados sont immobilisées sur la clé tubulaire (clé d’aile en alliage léger type Dural) par des vis BTR M4 qui traversent les fourreaux en fibre de verre. Ce système de fixation bien pensé est très efficace. Il est utilisé sur bon nombre de modèles de la gamme Michel Clavier Modélisme. Photo JC

La place ne manque pas dans le fuselage pour installer l’équipement. Pour respecter le centrage, l’accu de propulsion (une Lipo Roxxy-Power ZX 4S 3300 mAh 25 C de Robbe) sera installé à l’avant du fuselage. Sa position pourra être ajustée en le faisant glisser le long d’une bande noire de fixation Velcro. Par sécurité, il sera plaqué contre une longue plaquette de contreplaqué type aviation fournie dans le kit. Le planeur est centré à 90 mm du B.A de l’aile comme indiqué sur la notice (15 mm derrière l’axe de la clé d’aile). Photo OB

Le récepteur est un 7 voies Futaba R617FS en 2.4 GHz que j’utilise principalement sur tous mes modèles RC. Il est fixé sur une petite platine en CTP collée à la colle chaude sur le fond du fuselage. Le contrôleur Robbe Roxxy BL-Control 950/6 est maintenu à son tour par une bande Velcro le long de la paroi du fuselage. Ce dernier supporte 50 ampères et son système BEC délivre un courant de 3 ampères sous 5.5 volts. Deux rallonges de 15 cm partent du récepteur pour venir se connecter sur les prises JR/Futaba des ailerons lorsque les ailes sont mises en place. Difficile de faire plus simple ! Concernant l’électronique et la chaîne de propulsion embarquée à bord et après maintes vérifications effectuées en fin de vols, je n’ai pas constaté d’échauffement particulier, signe d’un bon refroidissement à l’intérieur du fuselage. Le cône ventilé fait bien son travail. Normal me direz-vous, il a été conçu pour cela ! Photo OB

La motorisation est confiée à un moteur « brushless outrunner » à cage tournante. Un 3548/05 Roxxy de Robbe de belle qualité dont le Kv est de 830 tr/V. Il pèse moins de 200 grammes et tourne une hélice carbone repliable 12X6.5 de la marque Aéronaut à plus de 10400 trs/min. Un rapide contrôle à la pince ampèremétrique indique au sol une consommation de 46 ampères. La puissance absorbée est de 730 W environ soit : 240 W/kg. C’est plus que suffisant pour ce Kestrel qui ne pèse que 2995 g prêt à voler ! Photo RG

Un jeu d’immatriculation (lettrage à préciser) est fourni avec le kit (en option). Les ailerons dantesques faisant guise d’aérofreins sont d’ores et déjà relevés. La portance en vol sera complètement détruite favorisant des atterrissages courts et d’une très grande précision que son grand frère, le Cumulus EVO, ne pourra qu’envier… Photo OB

Excellent pour la gratte…

Vous assistez au tout premier lancer du Kestrel 19 Electro de Michel Clavier Modélisme. C’était le 27 janvier 2012 dans nos belles Barthes de l’Adour ! Malgré une bonne prise en main du fuselage, sachez qu’il est plus prudent de se faire assister par un aide sérieux et compétent lors des premiers essais. Et pour cela, je peux toujours compter sur Roger qui est toujours disponible lors de la mise en vol d’un nouveau planeur radiocommandé. Le sens des débattements des gouvernes est vérifié au sol et j’ai donc utilisé ceux prescrits sur la notice. Par sécurité, j’ai tout de même préféré réaliser un test de portée radio malgré l’utilisation d’un récepteur Futaba R617FS en 2.4 GHz. Conclusion ? Notre oisillon est bien apte au vol ! Photo MB

Nul besoin de courir. Deux pas d’élan suffisent pour propulser le planeur dans les airs. Le lancer se fait à plein régime sur le manche des gaz et le Kestrel s’arrache fortement des mains. L’inclinaison nulle des ailes est parfaite ! La puissance méphistophélique du moteur satellise le planeur dans son élément en un rien de temps mais il me faut contrer la pente de montée en poussant fermement sur le manche de profondeur. Je vous suggère donc de réaliser un éventuel mixage moteur-profondeur à piquer par la suite (10 % m’auront donné entièrement satisfaction car je lance seul ce Kestrel depuis fort longtemps). Photo MB

Le planeur grimpe sous un angle de plus de 45° avec un taux de montée supérieur à 10 m/s. L’autonomie moteur étant de 5 bonnes minutes, elle vous autorise plusieurs montées successives par tranche de 10 à 15 secondes qui suffisent amplement à atteindre une altitude plus que sécurisante. La coupure du moteur est imminente puisque vous êtes déjà à plus d’une centaine de mètres d’altitude ! Photo RG

Après avoir atteint l’altitude souhaitée, le moteur est alors stoppé. Le frein moteur est efficace et les moustaches de notre vaillant Kestrel se replient immédiatement. Après deux à trois crans de trim à piquer, notre oiseau conserve une trajectoire de vol rectiligne. Le test du piqué m’informe que le planeur est centré bien trop avant, ce qui aura pour but de rassurer les pilote dégrossis dans un premier temps. Au fil des vols, j’ai reculé l’accu de propulsion afin d’obtenir un centrage plus arrière, soit à 95 mm du bord d’attaque de l’aile. Le planeur vole doucement dans son élément et son aspect majestueux dans les airs ne me laisse guère indifférent… Photo LB

D’une envergure plus que convenable (oui, nous sommes très proches d’un 4 mètres), il est donc possible d’exploiter une très grande surface de vol. Un pilotage 3 axes s’impose cependant. Les débattements de la notice me conviennent parfaitement mais rendent le Kestrel assez vif sur les 3 axes. J’ai préféré calmer le jeu en y ajoutant un peu d’exponentiel (15 % d’expo). La facilité du pilotage est déconcertante. La charge alaire du planeur étant modeste (45 g/dm²), le taux de chute est extrêmement faible. Le planeur reste stricto sensu scotché dans son élément naturel et donne l’impression de voler comme sur un rail. Photo LB

Le décrochage est tardif et se traduit par une abattée relativement douce. Moins d’une dizaine de mètres sous la quille suffisent pour remettre notre joli Kestrel sur sa ligne de vol. Photo LB

Le profil extraordinaire SB 127.33 utilisé assure une très bonne portance et une faible traînée. La ligne de vol légèrement « queue haute » permet un effet de rappel lorsque le Kestrel accélère et évitera les survitesses pour les pilotes les moins expérimentés. Le calage de l’aile (de l’ordre de 1.5°) permet de faire travailler le profil dans sa zone de traînée minimum. La finesse est importante. Notre oiseau est donc fort bien capable de rivaliser avec la plupart des planeurs de même envergure, sans y oublier les tout plastique. Photo LB

J’ai déjà réalisé plus d’une trentaine de vols à ce jour et par temps neutre, ce jeune Kestrel a effectué des vols de plus de 60 minutes en plaine. Et pour tout vous dire, je n’ai pas encore réussi à vider complètement l’accumulateur de propulsion. J’ai volontairement alterné phases courtes de montées au moteur, spirales, vols de transition et voltige souple afin d’évaluer ses aptitudes au vol. Ce planeur semble bien correspondre à mes attentes… Photo LB

L’aptitude en spirale est très bonne et il est bien sûr possible de traquer la bulle à très basse altitude. A ce sujet, le nez de notre jeune premier semble assez bien développé. Dès l’ascendance thermique reniflée, une aile se soulève avec délicatesse ou au pire des cas, le museau se lève gentiment. Il suffit alors de virer aux ailerons en contrant légèrement à la dérive afin d’enrouler la masse d’air ascendante rencontrée fortuitement. Photo LB

Les ailerons étant surdimensionnés et de bonne longueur (et tant que j’y suis, bien plus grands et bien plus efficaces que son grand frère le Cumulus EVO), j’ai pris pour habitude une fois dans la bulle, d’utiliser les ailerons en volets en les baissant de 2 mm. La portance à basse vitesse est augmentée et le planeur est littéralement aspiré dans l’ascendance thermique. Un vrai régal vous dis-je ! Photo LB

Pour transiter d’une ascendance à une autre, ne pas hésiter à relever les ailerons de 3 mm avec une légère compensation sur le manche de profondeur à piquer (2 mm suffisent tout au plus). Le planeur file droit dans le ciel sans vraiment perdre de l’altitude. Photo LB

La voltige n’est pas l’activité favorite du Kestrel mais il s’en accommode. La boucle passe sans aucune difficulté à condition de prendre un peu de badin (le sifflement des ailes est bien perceptible à l’oreille). Je ne suis pas parvenu à réaliser des renversements conformes même en bottant assez tôt à la dérive. Les débattements indiqués sur la notice sont trop faibles malgré une excellente réponse de la gouverne de direction. Les tonneaux sont réalisés en deux trois mouvements en corrigeant légèrement à la dérive pour maintenir le planeur dans l’axe de sa trajectoire. Le profil de l’aile autorise cependant le vol dos en poussant un tantinet le manche de profondeur. Il est donc possible de spiraler sur le dos pour varier les plaisirs. Mais si vous cherchez à faire de la voltige à l’état pur, mieux vaut plutôt vous orienter vers le Kobuz de MCM qui sera plus adapté. Photo LB

Compte tenu de la faible charge alaire, l’approche finale n’est que formalité. L’atterrissage quant à lui est d’une très grande facilité. Les ailerons dantesques du Kestrel sont relevés de 27 mm et font office d’aérofreins. Symétriquement, ils permettent au planeur de prendre une pente de descente plus forte et favorisent grandement les approches lors du retour inéluctable vers le sol. Photo LB

Activés par un interrupteur « Tout ou Rien », ils sont extrêmement efficaces puisqu’ils permettent enfin de poser le modèle sur un terrain de vol même des plus exigus. Par ailleurs – et avec un peu d’entrainement et de la délicatesse – il vous sera dorénavant possible d’effectuer des atterrissages de précision. Photo LB

Séance de vol supplémentaire ce samedi 22 septembre 2012 dans les Barthes de l’Adour. Nous avons profité de cette belle journée ensoleillée pour réaliser une vidéo du Kestrel. Voilà une belle façon de vous prouver qu’il est facile de lancer seul cette belle plume de 3.50 mètres d’envergure avant de la ramener en bonne et due forme à ses pieds. Merci Jérôme ! OB  Cliquer sur l’image pour en savoir plus. Photo PG

Quelques éléments sont apportés par Michel Clavier concernant les volets de courbure sur les modèles réduits : notre artisan nous en dit un peu plus à ce sujet… Photo OB

– Pour obtenir un supplément de portance sans occasionner trop de traînée, les volets de courbure doivent être installés sur des profils minces. En effet, il y a toujours une perte de rendement du profil, surtout avec les profils à forte courbure et celle-ci est très pénalisante vers l’emplanture, là où le profil travaille le mieux.

– Il y a toujours une perte de solidité si l’aile n’est pas conçue pour les volets. Il faut dans ce cas un longeron beaucoup plus long et donc plus lourd. Dans le cas du KESTREL, le profil est un SB 127/33 , c’est à dire à 12.7 % d’épaisseur et 3.3 % (!) de courbure. Le coefficient de portance maxi de ce profil est de 1.4, c’est-à-dire plus que tous les profils existants même avec volets de courbure.

– Voilà pourquoi monter des volets sur un KESTREL est un non sens aérodynamique. Ils peuvent éventuellement faciliter l’atterrissage en utilisation butterfly, mais il ne me semble pas que le KESTREL soit difficile à poser.
Michel Clavier 

Un modèle réussi…

Après un premier planeur d’initiation, le Kestrel 19 Electro devrait pleinement convenir aux pilotes désirant franchir le pas vers un premier grand planeur radiocommandé. D’une facilité déconcertante à piloter, ce planeur sera également parfaitement adapté pour un apprentissage « 3 axes ». Un taux de chute extrêmement faible, une excellente stabilité et manoeuvrabilité en vol, des réactions saines et prévisibles rassureront les pilotes initiés dans le pilotage. Ses excellentes qualités voilières devraient ravir bon nombre de pilotes un peu plus expérimentés. Que ce soit à la pente ou en vol de plaine, longues et nombreuses sont les heures de vol qui vous attendent ! Une motorisation discrète et efficace vous permettra d’effectuer de multiples montées en plaine comme de remonter du trou à la pente si les conditions aérologiques se dégradent. Les ailerons utilisés en aérofreins sont d’une telle efficacité qu’il est maintenant possible de poser le planeur sur de très courtes distances. Photo LB

Gloups !!! Le cri strident de notre crécerelle m’interpelle ! Il est encore temps pour moi d’aller le faire voler. Allez, je vous laisse ! Vous verrez bien par vous-même que cet oiseau se laisse très facilement apprivoiser… Photo Claude Ruchet

Bons vols avec ce Kestrel… OB

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Le Kestrel 19 Electro de Michel Clavier Modélisme  Photo OB

CARACTERISTIQUES GENERALES :

– Envergure : 3500 mm                     – Longueur : 1500 mm           – Cordes : 240/95 mm

– Profil : SB 127.33 évolutif        – Surface : 66 dm²          – Masse annoncée : 3000 g

– Masse obtenue : 2995 g                 – Charge alaire : 45 g/dm²

EQUIPEMENTS :

– Servos : 4 servos Multiplex Polo Digi 4                  – Moteur : Brushless Roxxy 3548/05

– Contrôleur : Roxxy BL-Control 950/6                   – Hélice : 12X6.5 Aéronaut

                  – Pack de propulsion : Lipo Roxxy-Power ZX 4S 3300 mAh 25 C

REGLAGES :

– Centrage : 95 mm du B.A           – Ailerons : +12/-20 mm        – Profondeur : +/- 7 mm

– Direction : 2X30 mm                      – Aérofreins : ailerons relevés de 27 mm vers le haut

DEBRIEFING :

– Bien vu : qualité du kit, verrouillage des ailes bien pensé, set de motorisation performant, pilotage facile, vol performant

– A revoir : accès aux servos de profondeur et dérive

Le reportage complet concernant le Kestrel 19 Electro de Michel Clavier Modélisme est disponible sur Modèle Magazine N°732 du mois de septembre 2012.

A la mémoire de Gilles Gohier…

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3 commentaires pour Le Kestrel 19 Electro de Michel Clavier Modélisme

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