L’Xplorer 3.80 Electro de Patrick


Vol d’automne en compagnie des vautours. Du vol thermique de relief à la Madeleine (64) en Xplorer 3800 et une belle rencontre avec les vautours fauves locaux. Réalisation Patrick Piotte

Photos GF 1920 X 1080 pixels Patrick Piotte

Au Pays basque, sur la pente Nord-Est de la Madeleine, l’Xplorer 3.80 Electro de Patrick Piotte savoure sa liberté retrouvée… Photo PP

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Salut Olivier,
Depuis le temps… Ci-joint quelques photos du montage sur mes deux versions de fuselage d’Xplorer (planeur pur et électrique) mais aussi des photos en vol de mon Xplorer 3.80 Electro prises à la Madeleine. Equipement standard recommandé par Airtech pour la version électrique : moteur Protronik 2625 (Kv 1050), contrôleur ESC BF45A BEC 3A, Hélice Graupner carbone 12X6, accumulateur Lipo 3S 3300 mAh (35C) Protronik Black Lithium, batterie de réception 1500 mAh (4 éléments NIMH), 6 servos Futaba S3150. L’émetteur utilisé est une radio Graupner MX-20 Hott. Les servos de direction et de profondeur sont dans une trappe sous le fuselage. La masse du modèle équipé prêt à voler est d’environ 2,3 kg. Le taux de montée est largement suffisant pour ce genre de machine. En plaine, on peut faire facilement 6 montées et par conditions estivales, cela fait 2 bonnes heures de vol ! De toute façon, avec ce genre « d’orchidée », une fois à 200 m, on en a pour un bout de temps avant de rejoindre le plancher des vaches.
Amitiés.
Patrick Piotte

VERSION PLANEUR PUR :

L’Xplorer de Nan Models est mon 3ème modèle de planeur tout plastique. Après un CORRADO (3.60 m) acheté d’occasion pour me faire la main en vol de plaine avec montée au treuil électrique (ce qui me rappelle mes souvenirs de jeunesse avec quelques championnats de France de F3B au sein de l’équipe du club JGDL de THIAIS dans les années 80) et un XPerience Pro (3.30 m acheté également d’occasion), j’ai voulu essayer ce qui se faisait quasiment de mieux sur le marché, à savoir l’Xplorer full carbon commandé chez Airtech ! Cliquer sur l’image pour l’agrandir. Photo PP

Quelques euros plus tard et après un long délai d’attente de 8 mois dû à une surcharge du fabricant lors des préparatifs des championnats du monde de F3J (les compétiteurs sont servis en premier… c’est un peu normal), le bébé est enfin arrivé. Sur les conseils d’Olivier Finck (Monsieur Airtech), j’ai choisi la version 3.80 m pour sa polyvalence. Je parle ici de la version planeur pur. Photo PP

Ce qui surprend au premier abord, c’est la légèreté, la rigidité et la finition de tous les éléments. Tout est optimisé pour la performance. Le plus important à surveiller dans le montage de ce modèle, c’est le jeu dans les commandes des gouvernes. En particulier, pour les volets et les ailerons : les bras de levier des guignols étant très courts (quasiment l’épaisseur des gouvernes), il faut impérativement zéro jeu entre la chape et le guignol et zéro jeu entre le bras du servo et la chape ! Cliquer sur l’image pour l’agrandir. Photo PP

Le seul jeu qui demeure est celui du servo. Sinon pas trop de soucis pour l’installation. A noter qu’il est prévu à la construction de ballaster le modèle car le support est moulé dans le fuselage. Un autre point important réside dans les réglages et la programmation de la radio. Photo PP

Le centrage est également très important (comme sur tout modèle d’ailleurs) mais ici, s’agissant d’un modèle dit « de compétition », si on veut en tirer le meilleur, il faut tout affiner. Le centrage a donc été progressivement reculé bien au-delà du réglage de base. Et plus je le reculais, plus la performance augmentait. Actuellement, je suis à 123 mm du bord d’attaque (mesuré à l’emplanture). Et cela me semble un bon compromis entre la stabilité et la performance. Cliquer sur l’image pour l’agrandir. Photo PP

Cette version planeur pur a donc été essayée en plaine au treuil électrique et me donne entière satisfaction. Notre petit treuil Graupner (pas très puissant à côté des treuils de F3B) permet tout de même de monter à environ 150 m d’altitude si le treuillage est réussi. Vu le taux de chute de ces modèles, cela vous donne environ 10 minutes de vol par temps neutre. Photo PP

Pour la programmation, j’utilise 3 modes : un mode « treuillage » avec volets et ailerons légèrement baissés (les volets le sont un peu plus que les ailerons). Un mode vitesse avec les ailerons et les volets très légèrement relevés (utilisé principalement lors du zoom au treuillage). Un mode thermique avec volets et ailerons très légèrement baissés (les ailerons moins que les volets) et une très légère compensation à piquer à la profondeur. En phase d’atterrissage (butterfly), les volets se baissent au maximum (80°) et les ailerons se lèvent très légèrement pour garder de la défense avec une forte compensation à piquer sur la profondeur. Il y a également 30 % de différentiel aux ailerons. Les débattements sont assez importants mais je pilote avec peu d’amplitude aux manches … Chacun ses habitudes. Photo PP

VERSION ELECTRO :

Afin d’être plus autonome, j’ai ensuite décidé de monter une version électrique et après conseil auprès d’Airtech, le fuselage électro était commandé (en plus, il était en stock). Une petite commande du matériel électrique chez Silence Model (une bonne adresse et de bon conseil) et quelques séances d’atelier plus tard, la version électrique était prête. A noter que pour cette dernière, le fuselage est plus long que celui du planeur pur car il est prévu pour s’adapter également sur la version 4 mètres (avec également un stabilisateur plus grand dans ce cas (toutes les infos sont sur le site d’Airtech)). Pour moi, le passage d’une version à l’autre consiste simplement à transférer l’aile et le stabilisateur d’un fuselage à l’autre, sans oublier de changer le programme de la radio ! Ce fuselage plus long augmente d’ailleurs la stabilité longitudinale de l’Xplorer et du coup, il est encore plus performant. Photo PP

La principale différence avec la version planeur pur provient du fait que pour dégager la place de la batterie de propulsion, les servos de direction et de profondeur sont logés dans une trappe sous le fuselage au niveau de l’aile. Cette trappe est tout simplement tenue par du scotch. Photo PP

La prise de poids correspond à celui de la batterie de propulsion et du moteur, ce qui est peu sur un modèle de 3.80 mètres d’envergure. La charge alaire est à peine augmentée. Cette version procure un taux de montée plus que correct sans être fulgurant comme certains électriques musclés mais c’est bien suffisant autant pour le vol en plaine qu’à la pente. Les photos qui illustrent ce commentaire ont d’ailleurs été prises lors de deux séjours de vol de pente à la Madeleine en août 2013 et en juillet 2014 (c’est la cure annuelle !). Cliquer sur l’image pour l’agrandir. Photo PP

Ce qui est très appréciable en vol de pente avec cet électrique, c’est la sécurité apportée par le moteur (environ 6 minutes d’autonomie) lorsqu’il n’y a pas de dynamique et que personne ne vole ! On part donc théoriquement dans l’inconnu. Mais il lui suffit d’un rien pour rester en l’air et le moindre thermique le propulse au-dessus de tous les autres. Cliquez sur l’image pour l’agrandir. Photo PP

Un autre élément considérable, c’est l’efficacité des volets pour sortir d’une pompe ou à l’atterrissage. Quand la bonne compensation à piquer de la profondeur est trouvée, le dosage de la descente est très facile et le planeur se pose à vos pieds. Mais il ne faut surtout pas oublier de rentrer les volets juste avant de toucher le sol au risque de faire souffrir les pignons des servos ou les volets eux-mêmes. Simple question de réflexe ! Cliquer sur l’image pour l’agrandir. Photo PP

Bref, avec ce modèle, que ce soit en planeur pur ou en électrique, ce n’est que du bonheur. Un de mes moments préférés, c’est un vol en fin de journée d’été, soit à la pente, soit en plaine, avec un temps très neutre ou rien ne bouge et pendant lequel on fait vraiment corps avec le planeur et où l’on voit immédiatement les effets de chaque ordre donné aux gouvernes. C’est d’ailleurs le meilleur moment pour effectuer les réglages d’un modèle. Si tout cela vous a donné envie d’acquérir un Xplorer, ne vous privez pas, mais il faudra un peu casser la tirelire ! Bons vols en Xplorer. Photo PP
Patrick Piotte

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